Agropolis Museum

ouvrage « les maladies de la vigne » par Pierre Viala
planche représentant les lésions provoquées par le phylloxéra

Tous les vins du monde
L’Italie, la France et l’Espagne fournissent plus de la moitié de la production mondiale, en consomment 40% et exporte le reste.
La France vient au 2ème rang pour la production, juste après l’Italie, mais elle est au premier rang en se qui concerne la consommation et l’exportation.
La zone viticole méditerranéo-européenne demeure la première du monde (soit environ les 3/4 de la production mondiale)
Depuis 1945, la consommation mondiale, après une croissance rapide, a fortement diminué.
Cette diminution est due à la préférence donnée à la qualité par rapport à la quantité et à la substitution du vin par d’autres boissons.

Le Vin, son histoire…
La tradition fait naître la vigne sauvage au Caucase méridional : l’Arche de Noé s’y serait échouée… Une preuve plus tangible confirme cette présomption d’ancienneté : les pépins de raisins les plus anciens y ont été retrouvés.
Avec l’extension de l’agriculture, à partir du Moyen-Orient, vignes et vins gagnent les pays méditerranéens. Les grecs ont glorifié la vigne ; le vin est synonyme de civilisation : il nourrit l’inspiration et les plaisirs. Les romains apprirent le vin des Grecs et étendirent la vigne aussi loin que possible vers le Nord.
C’est sans doute les Phocéens qui cultivèrent les premières vignes en Gaule. La production se développa dans la Narbonnaise, qui approvisionna la Gaule et concurrença les vins romains.
La première mission californienne fut fondée en 1769 à San Diego de Alcala : les premières vignes y furent plantées, initiant le grand vignoble de Californie.

La crise du Phylloxera 
L’expansion viticole fut partout stoppée par la crise du phylloxera. Jules-Emile Planchon, botaniste montpelliérain, découvrit que certains cépages américains résistaient au phylloxera (une sorte de puceron omniprésent dans les sol s’attaque aux racines de la vigne dont il absorbent la sève. Le pied meurt au bout de trois ans) et faisaient d’excellents porte-greffes. Pierre Viala, professeur à l’École d’Agronomie de Montpellier, et Jules-Emile Planchon contribuèrent ainsi à la reconstitution du vignoble Languedocien et,  plus généralement du vignoble Français.

Typologie des Vins 
Le vin est exclusivement obtenu par la fermentation alcoolique totale ou partielle du raisin frais, foulé ou ou non, ou du moût de raisin.
La plupart des vins sont dits « tranquilles » par opposition aux vins « mousseux ». L’Union Européenne distingue les Vins de Qualité Produits dans des Régions Déterminées (VQPRD) et les vins de table.
La France distingue les vins d’Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) et les Vins Délimités de Qualité Supérieur (VDQS). Elle divise les vins de table en vin de consommation courante et vins de pays de meilleure qualité.
Le raisin permet d’obtenir beaucoup d’autres produits : jus, vins pétillants (fermentation partielle…), gazéifiés, aromatisés, eaux de vie de vin, marcs de raisin, vinaigre de vin, huiles de pépins de raisins…

Le Champagne
Dom Pérignon vers 1688 élabore les premiers vins mousseux de Champagne. L’implantation d’abbayes, les foires de Champagne, favorisent le développement du vignoble.
Les facilités de transport par cours  d’eau, la qualité du vin, alliées au préstige de la ville de Reims (les rois de France y sont sacrés depuis le XIIIe siècle), concourent à l’expansion du vin de Champagne.
Le Champagne est un vin rendu effervescent par adjonction de sucre et de levures, fermenté en bouteille (champagnisation). Il est devenu le vin de toutes les célébrations officielles et familiales.
En 1785, la vente annuelle était de quelques centaines de milliers de bouteilles, pour atteindre 200 millions dans les années 1980.

Confréries
Elles entretiennent le culte du vin et notamment celui des vins prestigieux. La plus ancienne confrérie aurait était créée à Gaillac, le 24 Février 1529 sous le nom de « Companha de Poda » (compagnie de la serpette). Ces confréries sont placées sous l’égide d’un saint protecteur.
Tous les grands vignobles français ont leur confrérie, marquée par ses traditions, son rituel et ses costumes.

La nécessité et le plaisir
Boire est un acte individuel de nécessité et un phénomène social de convivialité. Partager la boisson, c’est s’identifier à la communauté. Le vin inspire (symposium grec), participe aux plaisirs (banquet romain), ou symbolise la communion de pensée (christianisme). Plus généralement, il a été et reste partout signe de fête.
Boire dans une même coupe est l’expression la plus forte d’appartenance à la communauté.
Porter un toast, c’est rendre hommage à la boisson, aux amis et une incitation à boire.
Ainsi la boisson est-elle composante du « Banquet de l’Humanité », dans sa diversité et dans les cultures dont elle est porteuse.

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