Alain Brumont, ses vignes, son vin…

Alain Brumont c’est un des grands noms du vin. Ses terres sont dans le Sud-Ouest en plein milieu des magrets de canard et du foie gras au coeur des appellations Madiran et Pacherenc de Vic Bilh. Cet Homme arrive à vous mettre la Gascogne en bouteille tel un artiste qui enchaîne sa partition sans fausse note. 

La Grande idée d’Alain Brumont c’est d’avoir planté des vignes sur les coteaux quand tout le monde s’arrachait celles qui se situaient dans la pleine beaucoup plus facile à travailler en gros rendement. Car ne l’oublions pas, ici, le raisin était là pour faire de l’Armagnac, il était donc destiné à être rapidement transformé et distillé.

L’histoire commence en 1979 quand Alain Brumont hérite des vignes de son père : le Château Bouscassé. À peine deux ans après il achète le Château Montus et fait un gros pari sur le Tannat qui pour lui ne peut faire que des vins d’exception. D’ailleurs l’une de ses plus grandes cuvées, nommée « La Tyre« , révèle toute les subtilités que le Tannat peut exprimer. Le terroir de la Tyre est en pente, constitué de galets roulés et était encore une friche en 1990 quand Alain Brumont y voit tout son potentiel… Il aura fallut attendre 10 ans pour voir apparaître le premier millésime.

Pour Alain Brumont le « vrai vigneron » doit savoir travailler avec ce qui l’entour, ce qui comprend l’environnement végétal, climatique mais aussi culturel et gastronomique. D’ailleurs, il y croit beaucoup à l’environnement végétal, la présence d’une forêt près de ses vignes est un élément quasi obligatoire pour chacune de ses parcelles, car il considère les bois comme des « filtres » qui permettent d’apporter de la biodiversité, de réduire les traitements et d’être en synergie avec le vignoble.

Qui de mieux que lui peut d’ailleurs nous en parler ?

 

Cette visite en Terre Gersoise nous aura aussi permis de faire la rencontre de la relève : Albane Brumont. Digne descendente de son père, c’est une nana passionnée par son terroir, son vignoble et son histoire. Elle travaille déjà dans la cave, les mains dans les cuves entre remontage et pigeage pour s’imprégner de toutes les techniques et le savoir faire pour, à son tour, un jour (après son tour du monde), elle aussi faire de grands vins…

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