Le Carignan

Bon un peu de culture dans ce monde brut! Dans mon article précédent Sylvain Fadat, nous dit qu’en 1989 même si son vin était bon et apprécié, dès qu’il annonçait le nom du cépage le vin était tout de suite moins bon pour le consommateur….

Mais pourquoi une telle injustice? Quel mystérieux secret nous cache ce pauvre cépage, qui fût une bête noire pendant quelques années?

Bon le suspens est à son comble…. Roulement de tambour, bon OK je cherche pas du tout à me faire prier… Aller fini le Blabla je vous raconte!

Le Carignan fût si injustement traité car, il a été victime d’une production massive jusqu’à la fin des années 1970 surtout dans le Languedoc où il faisait parti des cépages permettant la production de vin de masse, vous savez la fameuse « piquette » ! Il permettait de couper les vins tout droit venu d’Algérie, ce qui amenait à un vin… Beurk! Non plus politiquement correcte un vin de table sans identité propre, sans caractère, alcoolique et surtout assez acide.

Il était par la suite transporté par chemin de fer vers les villes industrielles du Nord… Quel pauvre destin qu’avait notre héros du jour, le Carrignan.

Revenons en avant cette période noire pour le Carignan, à la base c’est un cépage issu d’une région Espagnole, l’Aragon où il était cultivé autour de la région de Cariñena, il est arrivé en France au XII ème siècle et est par la suite devenu le premier cépage de l’hexagone. 
À l’heure actuelle il représente 74 200 héctares de vignes plantées, majoritairement en Languedoc Roussillon, en Provence et aussi pas mal en Corse.


Aujourd’hui, les vignerons du Languedoc lui rendent hommage et le cultivent dans les règles de l’art pour qu’il donne le meilleur de lui même, il doit être en coteaux, sur des sols argilo-calcaire, des arènes granitiques ou des schistes. Mais surtout, le Carignan donne le meilleur de son expression quand il est vieux.


Je suis sûre que maintenant vous vous demandez tous à quoi ressemble son goût? C’est un cépage qui donne lieu à des vins assez fort en alcool plus de 12%, charpenté acide et bien coloré, avec des arômes de fruits rouges mûre, et de garrigues!


On le retrouve généralement, en côtes de Provence, costières de Nîmes, Faugères, Minnervois, Fitou, Saint Chinian, Corbières et côtes du Roussillon!








Merci à l’ouvrage « Les grands cépages » de Pierre Galet sans qui je n’aurais pas pu écrire cet article :)    

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