Le Cellier des Templiers, Banyuls-sur-Mer

Aujourd’hui petit tour sur la côte Vermeille pour l’anniversaire d’une amie qui habite à Cerbère. Je passe donc à Banyuls et cette fois-ci j’ai un peu de temps pour visiter une cave !

Petite présentation :

Je choisi alors le Cellier des Templiers perché sur les hauteurs de Banyuls-sur-Mer qui est composé du Groupement des Inter producteurs des Caves de Banyuls (GICB), cela réuni 6 caves coopératives, plus de 800 vignerons, sur quelques 1700 hectares avec des vignes ayant leurs racines qui vont à plus de 15m de profondeurs dans un sol schisteux.

Avant le vin de cette région servait principalement à chaptalisé les grands Bordeaux !

Collioure

Ici le cépage roi est sans équivoque le Grenache noir qui compose en majorité l’AOC Banyuls, Banyuls grand cru et Collioure.
Planté sur un territoire très venteux avec climat sec qui permet de réduire l’usage des traitement sanitaires. C’est un AOC très réglementé où la vendange en vert est devenue obligatoire depuis 97, le rendement maximum autorisé est de 30 hecto-hectare mais la moyenne est de 20 à 25 hecto-hectare.

Sinon les autres cépages utilisés pour le Banyuls mais aussi principalement pour le Collioure sont la Syrah, et le Mourvèdre.

À l’origine entre mer et montagne les Phénitiens ont plantés de la vigne sur ce territoire, qui fût rapidement reprise par les grecs et romains pour pouvoir en faire du vin. Au XIII° Siècle les Templiers ont eu l’idée de construire des murettes (on en compte plus de 6000km !!) et des canalisations pour pouvoir éviter les éboulements, ce qui leur a valut le surnom de « sculpteurs des Montagnes ».

Pied de Grenache dans un sol schisteux

Le travail des vignes est très difficile, car il est uniquement fait à la main, dans les rochers, en pente avec pour seule machine agricole des mulets.

Ici certaines vignes peuvent avoir plus d’une centaine d’année ca qui fait la différence et la qualité des différents grenaches présents dans le vin.

L’élevage des Banyuls se fait en plein air, qui permet donc d’oxyder le vin, avec une alchimie à évolution lente, le vin est élevé dans le bois entre 1 et 4 ans ! À la fin de l’hiver l’assemblage des différentes cuves se fait, pour un grand cru il peut y avoir entre 20 et 30 cuvés assemblées ensemble !

Rappelons que si les tonneaux sont rouges c’est pour protéger les vins des rayons UV.
Le Banyuls, comme tout les vins, à ses arômes qui évoluent au cours du temps, par l’arôme de pruneau, d’épices et de fruits secs étant jeune ; en passant par des note de tabac frais et de cuire pour finir étant vieux par des arômes de noix fraîches et de menthe.



Le plus ancien millésime encore présent dans la cave contenant plus de 28 000 bouteilles garantissant la traçabilité, date de 1950 pour un coût avoisinant les 450€.

Pour la petite anecdote, jusqu’en 1957 le Banyuls était prescrit par les pharmaciens car inscrit au codex et même remboursé par la sécurité sociale, il avait les vertus de lutter contre le manque de calcium et d’énergie.

Petite dégustation…

Cuvée de la Salette 2008 (14%)
C’est un Collioure Rosé de saignée qui a macéré 8h avec les pellicules. Il se boit sur des viandes blanches, des fruits de mer et de la charcuterie. Pour ma part il m’a semblé très puissant pour un rosé, avec des marqués de fraise et de fruits rouges.

Cuvée Saint Michèle (2008)
C’est un Collioure Rouge, non boisé. Il m’a semblé avoir un nez aux arômes de tabac et une bouche ample et tannique avec des arômes de Fruits Rouges.

Pierre au dessus du demi muid permettant de faire
« fuir » les oiseaux intrigués par la toile
de jute.

Abbaye de Valbonne (2008)

Collioure rouge boisé qui se boit sur des gibiers comme sur des fromages forts. Avec des arômes de chêne marqué comme le réglisse et la vanille.
Banyuls traditionnel sec (2008)
C’est un Banyuls qui peut aisément s’accompagner d’anchois (de Collioure!), se boire à l’apéro et met se cuisiner avec une recette comme du coq au Banyuls ou bien avec de la fourme d’Ambert. Il est issu de vieilles vignes avec des arômes de prunes, d’eau de vie et d’écorce d’orange amer.
Mas de la Serra (2003)
AOC Banyuls grand cru.
Se boit avec un bon gâteaux au chocolat, du foie gras poilé et tout simplement à l’apéro. Au nez il révèle des notes de fruits confits. Il m’a semblé doux, affiné et élégant avec ses arômes de nougatine, de tabac et de pruneaux.
Banyuls Ambré – Doux (2008)
Révèle des arômes de miel et fleurs jaunes. Composé des cépages grenaches gris et blanc ainsi qu’avec du muscat.
Banyuls Rimatge (2008)
Celui que je n’ai pas pu m’empêcher d’acheter !
Est principalement sur le fruit, en prenant ma première gorgée j’ai eu l’impression de croquer dans un fruit qui à murit lentement au soleil et qui s’est inévitablement rempli de sucre. On y retrouve des arômes de cerises, de mûres et de cassis, ainsi que de cannelle et d’épices lorsqu’il sera plus vieux. Il m’a laissé une impression de volupté et d’onctuosité.

Et voilà, c’est sur cette note de douceur, que je finis mon premier article avec mon propre montage vidéo. Cheers les amis !

3 Comments

  • Nina dit :

    Bonjour « Anonyme 2 »,

    Oui, heureuse que la toile est bondée de vaillants internautes comme vous :) Qui traque la moindre erreur pour le faire si gentiment remarquer à leurs auteurs et je vous en remercie.

    C’est grâce à des gens comme vous que la culture ira dans le droit chemin!

    Et que bientôt tous ces piètres bloggers sombreront dans l’oubli, et pour cause dans le monde actuel un blogger écrivant avec une orthographe telle, n’a pas le droit de s’exprimer… D’ailleurs votre intervention m’a tellement fait réfléchir que je pense fermer ce blog et me reconvertir dans un autre job qui ne touchera absolument pas au monde du vin car il est beaucoup trop inaccessible pour moi l’inculte… Et je vais bouillonner d’impatience en attendant qu’une personne comme vous me remette dans le droit chemin!

    Culturellement vôtre !

    « La culture trace des chemins droits, mais les chemins tortueux sans profit sont ceux-là même du génie. » de William Blake

  • Anonymous dit :

    Je tombe par hasard sur ce gentil récit autour du Banyuls ; dommage qu’une armée d’internautes s’expriment sur des espaces publics au nom de la culture tout en s’abstenant de cultiver correctement la langue dans laquelle ils s’expriment, nous infligent leur orthographe indigente ou étalent leurs notions plus qu’approximatives d’histoire (les Vénitiens chassés par les Romains et les Grecs!)

  • Anonymous dit :

    Très pro ! et tes impressions …! on s’imagine le vin en bouche ! tu racontes bien :) ^^
    jsuis « anonyme » mais je suis sur que tu sais qui je suis :p

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