Rencontre avec un oenologue

RDV Avec Le premier Œnologue (et sûrement pas le dernier) que je vois pour de vrai ! Même ce simple RDV semble être une concrétisation dans mon entreprise de démarches vers l’œnologie.
Alors me voilà nez à nez avec Monsieur C. Payon, moi et mon tas de questions désordonnées…
Début de l’entretien, Présentation de chacun :
Alors moi qui ne demande qu’à retrouver une motivation et à être passionnée par ce monde de Saveurs, d’Arômes, de complexités (oui je passe mon temps à rêver à mon futur métier que j’en fais presque un idylle.)
Et Mr Payon directeur régional de la Région Languedoc Roussillon (et je crois même au niveau national) de l’union des œnologues de France. (Wahoo, je tombe sur The œnologue ! du premier coup…). Si je me souviens bien il gère 3 caves différentes dont une à Pinet, production du Picpoul de Pinet. De plus il s’est aussi spécialisé dans le management, et voyage à Paris, mais aussi aux États Unis, au Japon et j’en passe…
Le Dno ?
Oui, ce Fameux Diplôme National d’œnologie, alors qu’elle est son histoire ? En premier lieu, accessible à bac+2 ; pour des personnes sortant du système fac avec un Deug ( ??) en chimie, biochimie, ou biologie, ou alors pour d’autres sortant du BTS Viticulture- Œnologie (VO). La composition de la classe était à peu près de 50-50. Le DNO est le seul diplôme qui dépend du ministère de l’éducation nationale et celui de l’agriculture (qui le soutient le plus). Mais alors voilà avec ce système Européen un diplôme acquis à bac+4 n’a pas de grande valeur, et devient un diplôme purement « franco-français ». Le ministère de l’éducation cherche alors à l’éradiquer ! (Oui pourquoi se prendre la tête pour un diplôme qui ne représente qu’un peu plus de 500 étudiants dans toute la France ???). Les professionnels français se sont alors battus ; et le DNO devient alors accessible à partir d’un bac+3. Vrai malheur pour les BTS qui finissent leur cursus scolaire à bac+2 !! En première année de DNO, on retrouve alors pratiquement plus que des étudiants sortant des bancs de la fac. Et d’après Mr Payon les meilleurs viennent toujours du BTS, cette nouvelle législation introduit alors une baisse de solidarité entre les étudiants et un moins bon niveau pratique même si le théorique (au niveau de la chimie est satisfaisant). Il se créait alors une année passerelle de licence professionnelle entre l’obtention du BTS et le DNO, pour tenter de rétablir le nombre d’élèves venant des 2 formations. Il me semble tout de même que cette passerelle reste encore assez branlante…
Rappelons que le DNO peut s’obtenir qu’à partir de 5 centres dans toute la France, un à Bordeaux, un à Montpellier 1, un à Toulouse, et les autres à Dijon et Reims.
Œnologue = un éventail de spécialisations.
Car on peut être œnologue et travailler dans une cave, ou être chercheur, enseignant, manager, contrôleur de qualité, ou voyager au gré des vinifications à travers le monde et j’en oublie bien d’autres… Mais ce monde reste quand même assez fermé.
Ce qu’il reste à savoir…
Le métier d’œnologue est un métier qui fait sourire les gens… d’après Mr Payon, car les personnes de notre entourage ou les autres aiment en général parler du vin. Par contre, il est bon d’être très compétent en chimie. Il faut savoir, qu’il faut toujours s’entraîner, il m’a dit que par exemple lui mettait au moins 50 vins en bouche par jour ! Bien sûr, il est presque maladroit de le préciser mais c’est avant tout un « métier de passionnés ».
En ce qui me concerne.
Maintenant voilà, j’étais plutôt arrêtée sur l’idée d’aller à la fac de sciences, mais le bts semble tout de même de plus en plus m’intéresser… Je lui est demandé s’il était possible de faire un stage à PINET, oui mais à une seule condition : avoir une convention de stage… Donc je vais voir dans la semaine.
Le mot de la fin
Merci encore à Mr C. Payon de m’avoir consacré un peu de son temps et d’avoir éclairé ma lanterne. Je suis encore plus que motivée !

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